philosophie

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quotidien du... mercredi, 18 août 2010

Déterminisme et libre arbitre

Déterminisme et libre arbitre

photo: lempicki maciek


Un possible résumé de Déterminisme et libre arbitre : Entretiens présidés par Ferdinand Gonseth, recueillis et rédigés par H. S. Gagnebin, Ed. Griffon, Neuchâtel, 1944

pour une présentation moins synthétique voir cet article de Philippe Lestang


Une thèse qui préside à la démarche de Gonseth et que l'on retrouve à la fin de ce livre comme confirmation du succès du cheminement effectué, est que la philosophe doit emprunter ses méthodes à celles de la science bien comprises.

Pour ce faire, il interprète l'histoire des sciences comme le succès confirmé de l'application d'une méthode qui conduit à toujours plus d'efficacité [1] et de précision dans la prévision des phénomènes. Un des principe important de cette méthode est que certaines évidences sommaires doivent céder sous le poids de l'expérience [2]

Le choix de céder est conçu comme un signe d'ouverture qui s'oppose à la fermeture [3] de ceux qui font le choix de n'utiliser face aux défenseurs de systèmes concurrents uniquement des arguments de la même nature que leur propre système, autrement dit basé sur les mêmes principes [4] que ceux qui président à leur doctrine.

Gonseth suggère alors que dans le problème qui occupe les intervenants, c'est l'évidence sommaire de la contradiction entre les évidences propres au déterminisme et celles du libre arbitre [5] qui doit céder pour faire place à l'idée d'une complémentarité des deux points de vue. Celle-ci est bâtie sur le modèle d'une analogie avec ce qui s'est produit dans l'histoire de la physique moderne entre le point de vue corpusculaire et ondulatoire de la lumière. 

Si le principe de complémentarité introduit par Niels Bohr en physique fait intervenir les implications réciproques des mesures inhérentes au principe d'indétermination d'Heisenberg, la complémentarité à l'oeuvre dans le couple déterminisme et libre arbitre doit faire du versant moral une condition du versant phénoménal et réciproquement. 

Ainsi le déterminisme s'applique à la réalité de notre observation à condition de pouvoir mesurer l'espace et le temps qui sont eux-mêmes, selon Gonseth, des créations sommaires et révisables de notre esprit, qui ne les emprunte pas à l'observation, comme le pensent les empiristes. De façon réciproque le libre arbitre se manifeste par le choix d'un parti à prendre, dont on ne peut apercevoir les conséquences que si nous les prévoyons jusqu'à un certain point, à l'aide d'un déterminisme pratique. 

Lors de la découverte d'un théorème par exemple, l'évidence surgit souvent tout à coup après que l'esprit ait choisi, entre hypothèses et conclusion, les données qui pourraient lui être utile [6]. Cette évidence semble alors résulter de la force des choses en même temps qu'elle consacre l'acte libre de l'esprit. La consistance relative des géométries euclidienne et lobatschewskienne témoigne de l'existence d'ordres rationnels différentes et contradictoires portant sur un même domaine. 

Les ordres rationnels seraient donc des réalités humaines. Tenir compte en même temps de la valeur efficace de ces ordres rationnels et de leur relativité à notre esprit, c'est précisément fonder cette dialectique ouverte que Gonseth nomme l'idoneisme.

Notes

1On peut bien sûr demander plus de précisions concernant ce qu'on appelle l'efficacité de telle ou telle science. On dira bien entendu qu'un science est efficace si elle permet d'atteindre les fins qu'elle s'est fixée et ajouter qu'entre deux théories qui rendent les mêmes services relativement à un ensemble donné de fins on choisira la plus simple. Seulement, il se pourrait que l'évaluation de cette simplicité soit elle-même relative à d'autres fins ou valeurs qui ne relèvent pas du domaine de la prédiction ou à la production de tel ou tel phénomène. On peut penser à l'élégance des dites théories, élégance relative par conséquent à une certaine idée du beau; ou on peut songer encore à la facilité avec laquelle ont pourrait les enseigner à ceux qui ne les maîtrisent pas encore. Sur un sujet connexe, qui consiste à savoir quelle(s) hypothèse(s) modifier lorsqu'une expérience ne coïncide pas avec les prédictions d'une théorie, le holisme de W. V. Quine suggère de choisir de mutiler le moins possible ce qu'il nomme « notre schème conceptuel global », compris comme l'ensemble des dépendances logiques de toutes nos hypothèses sur le monde. Autrement dit, de ne pas toucher par exemple au principe de non-contradiction qui se trouve au centre de la nébuleuse de nos affirmations théoriques. Il insiste également sur le fait que ce n'est que la « périphérie » de cette nébuleuse qui est en contact avec l'expérience, expliquant en ceci que ce n'est pas qu'un énoncé théorique que l'on soumet à l'expérimentation, mais tout un ensemble d'énoncés. (voir par exemple Two dogmas of Empiricism ou On Simple Théories of a Complex World ou un commentaire de La poursuite de la vérité)

2Ici réside un point assez difficile à interpréter. Les exemples que Gonseth convoque à cet effet relèvent de différentes disciplines. On peut développer l'un d'entre eux un peu autrement qu'il ne l'est fait dans son livre. Historiquement, une évidence de « bon sens » consistait à supposer que le soleil tourne autour de la terre pour expliquer le jour et la nuit, théorie naïve qui fut raffinée successivement par Aristote, Eudoxe et Hipparque pour culminer avec Ptolémée. Copernic quant à lui entreprit de montrer qu'un système géocentrique rendait les mêmes services que celui de Ptolémée, notamment le mouvement rétrograde des planètes mais que le sien était plus simple. Mais c'est seulement les observations très précises de Tycho Brahé qui ont suggéré à Kepler que les anomalies dans les révolutions des planètes conçues depuis l'antiquité comme nécessairement circulaire en raison de l'autorité de la physique aristotélicienne étaient à interpréter comme des ellipses dont un des foyers était le soleil, rendant ainsi bien mieux compte de l'observation.

3Dans ce livre, les deux systèmes « fermés » qui cohabitent et s'excluent sont ceux de l'Individualiste-antidéterministe (nietzschéen?) et celui du Déterministe (qui n'est pas présent mais dont la doctrine est dans un premier temps jugée attractive par tous les intervenants) après qu'ils aient constaté à quel point la pratique déterministe montrait une efficacité indiscutable dans tous les domaines de la connaissance (des mathématiques à la sociologie en passant par la psychiatrie). La doctrine attribuée à l'individualiste est très peu explicitée. On le fait dans un premier temps citer Nietzsche : « ...Tout ce qui peut être dénombré et saisi vaut pour nous peu de chose : ce que la « compréhension » ne nous permet pas d'atteindre a pour nous plus de prix. La logique et la mécanique ne s'appliquent qu'aux choses les plus superficielles... » ou encore « La croyance en la causalité remonte à l'idée que c'est moi qui agis, au départ entre « l'âme » et son activité. C'est donc une antique superstition. »

4Ici encore, le texte n'est pas très explicite. Un protagoniste de la discussion donne l'exemple d'un Idéaliste qui défendrait son système philosophique à l'aide d'arguments idéalistes. Pour rendre concrète cette situation, il faut peut-être lui imaginer un adversaire Empiriste. Le premier (faisons le Idéaliste transcendantal, à la Kant) ne croirait pas que les sens nous fournissent des données immédiates sur le réel (chose en soi, indépendant de la pensée), mais seulement sur les phénomènes (le réel, tel qui nous apparaît, tel qu'on se le re-présente), en arguant que les conditions de possibilité de toute connaissance véritable, comme celles exprimées dans les mathématiques , impliquent l'existence de formes a priori de la sensibilité (espace et temps), qui en tant que formes de notre intuition pure (le moyen de percevoir les évidences géométriques ou arithmétiques) ne sont pas des conditions des objets en tant que choses en soi et donc pas des déterminations de ceux-ci. L'Empiriste (que je ferais empiriste logique) qui estime lui que les objets de sensations sont les seuls objets d'une connaissance véritable, et que toute autre connaissance exprimée par des « énoncés théoriques » doit en principe pouvoir être réduite logiquement à une composition de sensations élémentaires exprimé par des « énoncés observationnels », argumenterait contre l'Idéaliste que ce qu'il théorise comme « intuition pure » ou « formes a priori » ne peut pas être réduit à des faits observables.

5Ainsi que je l'ai dit dans la deuxième note, les évidences propres au déterminisme naissent du constat de l'efficacité pratique de la recherche objective, orientée par l'idée de causalité. Louis de Broglie précise d'ailleurs que si certains on dit qu'en physique quantique, il y avait encore déterminisme mais plus de causalité, il lui paraît plus naturel de dire qu'il n'y a plus de déterminisme, mais qu'il y a encore causalité en donnant à ce terme un sens élargi. Ainsi si à un phénomène A succède toujours l'un quelconque des phénomènes B1, B2, B3, ... et si, de plus, aucun des phénomènes B1, B2, B3, ... ne se produit si A ne s'est pas produit, on pourra dire que A est la cause des phénomènes B1, B2, B3, ... Il n'y aura déterminisme que dans le cas limite (ou « cas purs ») où il n'y a qu'un seul phénomène B. (d'après Initiation à la physique, traduit de l'allemand par J. DU PLESIS de GRENEDAN. Paris Flammarion, 1941, p 109-111) Les évidences propres au libre arbitre sont elles d'un genre différent. Gonseth dit qu'elles provienne « d'une dialectique qui prend en quelque sorte un mouvement contraire à la dialectique déductive. Elle ne fait pas sortir les effets de leurs causes, ou les conclusions des prémisses; au contraire elle formule les exigences pour que ce qui existe indubitablement ne soit pas niable. C'est la dialectique des conditions nécessaires, la dialectique qui remonte des fins à leurs conditions.» (p. 106) Un exemple de l'utilisation de cette dialectique est emprunté à Descartes qui après avoir douté de tout (j'ajouterais, sinon de son langage, au moins mental) se rendait compte que pour douter il fallait qu'il pense et que pour penser il fallait qu'il soit : cogito ergo sum. Les évidences propres au libre arbitre, nous dit Gonseth, vont pouvoir être identifiées en remplaçant le cogito par l'existence incontestable de la connaissance objective et en cherchant ses conditions préalables. Parmi celles-ci l'intervenant mathématicien rappelle que la pratique des mathématiques implique une certaine liberté, comme celle de faire une hypothèse ou de supposer vrai se que l'on veut montrer être faux. Un autre intervenant cherche ensuite à démontrer que la vérité implique une certaine liberté, suivant en ceci Spinoza (Etique Iième partie, prop. XLII, scolie) En effet la vérité est à comprendre comme sa propre norme que l'on peu suivre ou enfreindre. Ainsi, il faut distinguer norme et loi. Une loi physique ne peut cesser de s'appliquer, alors que la vérité est une norme, qui fonctionne comme une règle. Je peux par exemple dans un calcul physique tenir compte d'une loi mais ne pas appliquer la règle qui impose de se servir d'un système d'unités homogènes. Le vrai implique donc une certaine indépendance (ou autonomie) de l'esprit pour saisir le vrai et le rendre opérant. En ce sens, si le déterminisme absolu était vrai, nous serions totalement déterminés dans nos démarches, qu'elle soient conformes aux règles ou qu'elles les enfreignent. Il n'y aurai donc plus ni vrai ni faux. ( pages 109-111).

6Je me permets de citer Henri Poincaré dans Sciences et Méthode, Chapitre III : « Une démonstration mathématique n'est pas une simple juxtaposition de syllogismes, ce sont des syllogismes placés dans un certain ordre, et l'ordre dans lequel ces éléments sont placés est beaucoup plus important que ne le sont ces éléments eux-mêmes. (...) Qu'est-ce, en effet, que l'invention mathématique ? Elle ne consiste pas à faire de nouvelles combinaisons avec des êtres mathématiques déjà connus. Cela, n'importe qui pourrait le faire, mais les combinaisons que l'on pourrait former ainsi seraient en nombre infini, et le plus grand nombre serait absolument dépourvu d'intérêt. Inventer, cela consiste précisément à ne pas construire les combinaisons inutiles et à construire celles qui sont utiles et qui ne sont qu'une infime minorité. Inventer, c'est discerner, c'est choisir. » Dans la suite de ce texte Poincaré suggère l'hypothèse d'un inconscient libre, mais orienté par le travail préalable de la conscience, qui serait opérant pendant les périodes de repos du travail mathématique conscient et même perceptible pendant des périodes d'intense excitation physique.

quotidien du... mercredi, 14 octobre 2009

Cogito ergo sum ?

c

Niklaus Vonderflu - Cogito Ergo Sum ?

une création que j'ai proposée dans le cadre du jeu concours BD et philosophie

Ci-dessous la référence implicite de ce tableau

René Descartes, Dicours de la méthode, 4ème partie

source : wikisources)

Je ne sais si je dois vous entretenir des premières méditations que j'y ai faites; car elles sont si métaphysiques et si peu communes, qu'elles ne seront peut-être pas au goût de tout le monde : et toutefois, afin qu'on puisse juger si les fondements que j'ai pris sont assez fermes, je me trouve en quelque façon contraint d'en parler. J'avois dès long-temps remarqué que pour les moeurs il est besoin quelquefois de suivre des opinions qu'on sait être fort incertaines, tout de même que si elles étoient indubitables, ainsi qu'il a été dit ci-dessus : mais pourcequ'alors je désirois vaquer seulement à la recherche de la vérité, je pensai qu'il falloit que je fisse tout le contraire, et que je rejetasse comme absolument faux tout ce en quoi je pourrois imaginer le moindre doute, afin de voir s'il ne resteroit point après cela quelque chose en ma créance qui fut entièrement indubitable. Ainsi, à cause que nos sens nous trompent quelquefois, je voulus supposer qu'il n'y avoit aucune chose qui fût telle qu'ils nous la font imaginer; et parcequ'il y a des hommes qui se méprennent en raisonnant, même touchant les plus simples matières de géométrie, et y font des paralogismes, jugeant que j'étois sujet a faillir autant qu'aucun autre, je rejetai comme fausses toutes les raisons que j'avois prises auparavant pour démonstrations; et enfin, considérant que toutes les mêmes pensées que nous avons étant éveillés nous peuvent aussi venir quand nous dormons, sans qu'il y en ait aucune pour lors qui soit vraie, je me résolus de feindre que toutes les choses qui m'étoient jamais entrées en l'esprit n'étoient non plus vraies que les illusions de mes songes. Mais aussitôt après je pris garde que, pendant que je voulois ainsi penser que tout étoit faux, il falloit nécessairement que moi qui le pensois fusse quelque chose; et remarquant que cette vérité, je pense, donc je suis, étoit si ferme et si assurée, que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n'étoient pas capables de l'ébranler, je jugeai que je pouvais la recevoir sans scrupule pour le premier principe de la philosophie que je cherchois. Puis, examinant avec attention ce que j'étois, et voyant que je pouvois feindre que je n'avois aucun corps, et qu'il n'y avoit aucun monde ni aucun lieu où je fusse; mais que je ne pouvois pas feindre pour cela que je n'étois point; et qu'au contraire de cela même que je pensois à douter de la vérité des autres choses, il suivoit très évidemment et très certainement que j'étois; au lieu que si j'eusse seulement cessé de penser, encore que tout le reste de ce que j'avois jamais imaginé eût été vrai, je n'avois aucune raison de croire que j'eusse été; je connus de là que j'étois une substance dont toute l'essence ou la nature n'est que de penser, et qui pour être n'a besoin d'aucun lieu ni ne dépend d'aucune chose matérielle; en sorte que ce moi, c'est-à-dire l'âme, par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement distincte du corps, et même qu'elle 159 est plus aisée à connoître que lui, et qu'encore qu'il ne fût point, elle ne lairroit pas d'être tout ce qu'elle est. (...)

quotidien du... jeudi, 9 avril 2009

Donne-nous notre lien quotidien...9.4.09

lien quotidien - attaches culturelles


Passez votre souris sur le lien pour obtenir une description plus précise...

9.4.09 : Ethnologie : Ethnographie Musicale - Fonds Brailloiu - De la musique et des hommes.

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quotidien du... lundi, 6 avril 2009

Impuissance ?

impuissance ? photo : Nasos3 (original : L.DaVinci ?)

Qu'est-ce donc que ce sentiment de ne point être à sa place et de douter même que quelque place fut bonne pour soi ?

Comment ne point se persuader que l'on en a déjà assez vu pour tout ce qui peut "raisonnablement" s'offrir à nous et point assez pour ce qui pourrait excéder nos possibilités ?

Faut-il toujours et encore croire que le sens ne réside pas dans ce qui n'est pas mais uniquement dans ce qui est ?

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quotidien du... dimanche, 4 janvier 2009

bloquages

photo : eozikune

Ressources : Patrice Loraux, du bon usage de l'impasse dans la pensée


Mes retrouvailles hivernales avec Nietzsche se précisent.

Il me semble qu'il y a un temps pour tout en philosophie, et de même que Nietzsche voulait en psychologue montrer à quel point telle ou telle philosophie reflétait tel ou tel état/pensée du corps, de même je soupçonne que les saisons, ou du moins les habitudes qu'on y prend, impliquent telle ou telle attitude de pensée et donc ici de penseurs.

On pourrait dire que l'hiver commence pour moi avec Nietzsche et plus précisément son Gai Savoir, dont on a déjà discuté ici. Soudain, je l'emmène dans ma poche de veste, le lis lors de certains trajets, ou comme un voleur pendant les pauses de mon travail. Ce soir je l'ai devant moi, afin d'en citer un passage. Il me faut laisser pénétrer cet aguicheur, lui redonner la parole, car il se trouve que comme l'effet du froid sur les serrures, cette période de l'année me bloque. Il me faut de l'eau de vie, il me faut du feu Héraclitéen, il me faut du Nietzsche.

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quotidien du... dimanche, 16 novembre 2008

Limites de l'intuition

intuition photo : carf


Dans certains cas, il est recommandé de suivre son intuition, dans d'autres non.

Ainsi, pour reprendre le thème de mon précédent billet, si on me donne seconde pour choisir de miser ou non 1 frs avec 1 chance sur 10 d'en gagner 1'000'000, personne ne me recommandera de prendre le temps d'effectuer un calcul d'espérance de gains. Il en ira autrement s'il s'agit de gagner 10 frs.

Parfois pourtant, il n'est pas aisé de savoir si l'on doit s'en remettre à son intuition ou non.

Par exemple, imaginez que vous entouriez un ballon de basketball à l'aide d'une fine corde noire à l'endroit où le diamètre du ballon est le plus grand. Prenez maintenant une corde rouge et faites de même, mais en prenant soin de laisser cette fois-ci une distance d'un mètre entre la corde et le ballon. Il y a évidemment une différence de longueur entre la corde rouge et la corde noire.

Faites maintenant (grâce à votre imagination) la même chose avec la terre: une corde noire serrée autour de l'équateur, et une rouge qui respecte partout une distance d'un mètre avec ce même équateur. Il y a évidemment, c'est "intuitif" une différence de longueur entre ces deux cordes.

Se pose maintenant une question : Est-ce que la différence de longueur entre ces deux dernières cordes est plus grande, plus petite ou égale à celle des cordes qui entourent le ballon de basketball ?

Intuitivement je dirais "plus grande", mais en fait ce n'est pas le cas. La différence de longueur est la même, elle vaut environ 6.28 m

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quotidien du... mardi, 14 octobre 2008

Poker hasard et nécessité

Poker photo : Artiii

Règles du Poker en vidéo


Le Poker est un jeu, il n'est pas la vie. Si le Poker devient la vie, sous prétexte que la vie est un jeu aussi, alors on remplace un jeu complexe par un jeu plus simple, mais ceci au détriment de joies et de peines complexes, au profit de joies et de peines plus simples. Cette substitution n'est souhaitable que si l'intensité des joies et des peines est au moins équivalente, ce que l'on peut supposer.

En tant que partie de la vie le Poker est une métaphore, parfois peut-être une analogie. Parier ou bluffer pour croire et tromper, gagner et perdre pour vivre et mourir. La métaphore fait l'hypothèse que tromper est tout aussi nécessaire que croire pour vivre. Se risquer à l'analogie, c'est supposer que le "jeu" de la vie possède réellement des règles qui déterminent complètement le déroulement du jeu. Enfreindre les règles du Poker c'est risquer les peines de la vie. Enfreindre les règles de la vie, c'est quoi?

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quotidien du... samedi, 11 octobre 2008

Argent et travail

photo : waɪ.tiː


Suite à ce voyage à Berlin, et les souvenirs allemands qu'il fit remonter, je me suis pris aujourd'hui à relire une histoire de Pumuckl, un petit lutin domestique à la voix criarde habituellement invisible, mais qui s'il reste collé à un objet, comme un pot de glue, devient visible pour celui qui s'en aperçoit et le reste indéfiniment pour lui seul. Je ne m'était pas rendu compte dans ma tendre jeunesse que ce héros de Ellis Kaut donnait l'occasion de penser à des sujet "grave" et même d'"actualité" comme celui de l'argent, mieux de philosopher.

C'est pourquoi je me propose, dans ma naissante série de traduction d'auteurs allemands, de vous faire lire un extrait (le début) d'une histoire de Pumuckl.

Dernière chose, il faut savoir que Pumuckl est devenu visible à "Meister Eder", "Maître Eder" un menuisier qui depuis sa première rencontre avec ce lutin n'a cessé d'en voir de toutes les couleurs en même temps qu'il a développé sa sensibilité et sa conscience, choses peut-être moins bien partagées par ses contemporains aux alentours de son arrière-cour dans Münich.

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quotidien du... dimanche, 21 septembre 2008

Platonisme musical

platonisme musical photo : _boris


Voyage à Berlin,

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quotidien du... samedi, 30 août 2008

Eternel retour

photo : borya


Se forcer à écrire avais-je préconisé, et cela à l'encontre de l'apparente hiérarchie des priorités.

Qu'y a-t-il encore à dire ? Ne reste-t-il pas tout à faire ? A quels signes reconnaît-on qu'il est temps de penser ? Est-ce lorsque l'action tourne en boucle, lorsque des problèmes similaires, appellent des réponses préparées ? Ou alors, cette pensée que je vise, n'est-elle rien d'autre que l'état mental qui accompagne l'action ?

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quotidien du... mercredi, 23 juillet 2008

Station ISS au dessus de Rabat

photo : Astro Mark


Trainant une fois de plus sur la page de Christian Magnan à la recherche d'informations sur les perséïdes, cette pluie d'étoiles filantes visibles au début du mois d'août, que je m'amuse à observer pendant tous mes séjours au Maroc, j'ai découvert au détour de sa rubrique traitant du ciel du mois, qu'il était possible d'observer la Station Spatiale Internationale (ISS) pour autant qu'on soit là au bon moment et que les conditions climatiques soient favorables. Je vous l'avoue de suite, mon observation a échoué. Je souhaite pourtant publier un message sur le sujet, de sorte que vous peut-être ayez la chance de l'apercevoir.

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quotidien du... mardi, 15 juillet 2008

A quoi bon la philosophie (bis).

image : Edward Hopper, excursion into philosophy

Ressources : la bibliothèque de Babel d'après l'oeuvre de Jorge Luis Borges


Philosophie, philosophie...

A quoi bon la philosophie, m'étais-je questionné une fois. Cette interrogation revient sans cesse, posant en même temps qu'elle et comme à côté d'elle le trou béant d'une vie non philosophante. Comment ne pourrais-je point me poser des question d'un certain type, ou plutôt, comment pourrais-je arrêter de me lancer dans leur analyse ?

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quotidien du... dimanche, 6 juillet 2008

You (and me)

Cher lecteur - lectrice photo : Arslan


Chères lectrices, chers lecteurs,

Vous êtes semble-t-il quelques-uns à vous connecter à cette page sans y arriver par l'intermédiaire d'un lien. J'en suis honoré.

Voilà quelque temps que ma plume est vide. En est-il de même de mon esprit ? Non. Il y a des périodes de vie où « le filtre à pensées » est trop large, les expériences trop fortes passent en bloc et ne parviennent pas à être réduites. Elles s'accumulent ainsi sans doute en un lieu inconnu et peinent à être digérées, provoquant des aigreurs de toutes sortes.

L'écriture est sans doute une sorte de pratique au moins corporelle permettant une meilleure assimilation de l'expérience, un meilleur rendement, pour autant qu'elle ait comme objectif quelque chose comme la lucidité et peut-être même la santé. Toutefois, cette pratique se trouve parfois entravée, parce que conçue comme secondaire dans l'ordre des priorités. C'est sans doute là une forme d'aveuglement, mais c'est un fait, qui renvoie à ce serpent se mordant la queue qu'on nomme « volonté ».

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quotidien du... samedi, 12 avril 2008

égoïsme et altruisme

égoïsme et altruisme photo: Chach Coati


N'avez jamais entendu ou soutenu vous-même la thèse selon laquelle l'homme serait fondamentalement égoïste ?

Cette thèse à pour elle bon nombre de faits intérieurs comme extérieurs qui ont vite fait de tendre à une généralisation à mon sens bien abusive.

Voyons cela :

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quotidien du... jeudi, 20 mars 2008

La vie, (n'est) pas un argument !

lignes - surfaces - causes - effets photo :virgilion

Ressources : Friedrich Nietzsche, Die Fröhliche Wissenschaft, PDF - via metaphysica.blogspot.com


Ayant quelques acquintances avec l'allemand, je m'en veux de ne pas assez lire "dans le texte" les philosophes qui ont écrit dans cette langue, même si au cours de mes études j'ai du traduire quelques textes de Schelling, Hegel et Nietzsche.

Ne sachant me passer des écrits de ce dernier, surtout l'hiver, et profitant aujourd'hui de ses toutes dernières effluves de glace qui descendent de nos montagnes, je me propose de traduire une court aphorisme tiré du Gai Savoir (die Fröhliche Wissenschaft) qui me semble paradigmatique d'une pensée qui veut rendre manifeste les conditions sous lesquelles la vie doit être envisagée du point de vue de la connaissance :

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quotidien du... lundi, 11 février 2008

Carnet de vol

pensées de haut vol photo : ancawonka


Etrange situation que de lire et réflechir à quelques 10'000 pieds d'altitude par une température extérieure de -53 degrès. Se rapprocherait-on ainsi des dieux? Le danger réel ou imaginaire égiserait-il l'intuition ?

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quotidien du... dimanche, 20 janvier 2008

Morale d'hiver

De l'idée du bien en opposition au bon photo : danny.hammontree

ressources : Friedrich Nietzsche, Le crépuscule des idoles, trad. Henri Albert


Quasi éternellement l'hiver me fait retourner à Nietzsche : il me nourrit sans doute de ce cynisme dont je dois faire preuve pour surmonter le nuage épais des contradictions de ma fonction, quand l'environnement n'offre pas de contrepoint.

Je vous le livre en brut :

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quotidien du... vendredi, 4 janvier 2008

Sanctus Januarius

Lausanne et son Nietzsche photo Wasabildesign

Ressources : F.Nietzsche, Le gai savoir, livre quatrième, 276
F.Nietzsche, La généalogie de la morale, deuxième dissertation, La faute et la conscience


Sum ergo Cogito[1]dire "oui" disait l'autre...

"je veux (...) n'être plus autre chose que pure adhésision"[2]

"Détourner le regard : que ceci soit ma seule négation"[3]

Qu'avait-il fait de ses mythes personnels ? Les niait-il ? Savait-il ne point les regarder ?

Notes

[1] F.Nietzsche,Le gai savoir, livre quatrième, 276

[2] idem

[3] idem

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quotidien du... mercredi, 26 décembre 2007

Gnawa electro

electro gnawa - gnaoua photo : ayyur

Ressources : musique gnawa sur MarocZik.com


Je commence à m'atteler à une tâche que j'avais prévue depuis que j'entendis pour la première fois de la musique dite "gnawa" ou "gnaoua", à savoir mettre en valeur de façon électronique la polirythmie et les syncopes présentes dans cette musique.

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quotidien du... vendredi, 14 décembre 2007

De la connaissance à la conscience

photo : CinemaCowgirl


Je sais que le soleil est distant de 149 597 870,691 kilomètres, mais en ai-je conscience ?
Je sais que la démocratie est le moins pire des systèmes politiques, mais en ai-je conscience ?
Je sais que je vais mourir, mais en ai-je conscience ?

Qu'est-ce que je veux dire quand je dis que je sais ? Quelle est la différence d'avec la conscience ?

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quotidien du... vendredi, 23 novembre 2007

Loop Station RC-50

photo : kurafire


Bah ! C'était mon anniversaire et je me suis laissé offrir un truc que je voulais depuis longtemps : une loop station RC-50. C'est quoi ? C'est un appareil qui permet de jouer en boucle 3 phrases musicales jouées en direct ou non, d'ajouter des couches successives sur ces phrases, de les rendre dépendantes ou indépendantes, bref une machine qui permet de faire l'homme orchestre sans avoir à tout jouer en même temps.

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quotidien du... dimanche, 18 novembre 2007

A la recherche du temps perdu

A la recherche du temps perdu photo : Amsterdamned!


Bien des envies, mais peu d'énergie.

Je m'en veux de ne pouvoir trouver la force d'aller à la rencontre de certains thèmes qui traversent le champ de mon esprit et qui après quelque temps, faut d'avoir été traités, s'en vont faire un tour pour peut-être ne jamais revenir, malgré les casseroles que je leur ai attaché à la queue pour ne point les perdre.

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quotidien du... mardi, 16 octobre 2007

Justice connaissance et communauté - l'idéalisme pragmatique de Socrate

nul n'est injuste volontairement - Socrate photo : pingnews.com ici : Procès de Nuremberg : execution du général allemand Anton Dossler.

Ressources : Platon. Gorgias (Traduction, notice et notes d’Émile CHAMBRY)
Platon, Criton (traduction Victor Cousin)


" Quelqu'un qui connaît le juste ne peut commettre d'injustice. "

La vie de Socrate tend à nous faire croire qu'il ne considérait pas les décisions de la justice athénienne comme justes en soi, mais il ne rechigna pas semble-t-il, comme nous le décrit le Criton, à s'y soumettre par justice justement. Ainsi il subordonnait la justice des hommes à l'idée qu'il se faisait de la justice, une justice avec laquelle il semblait avoir quelque acquintance toute particulière.

Mais cette grande proximité, cette immédiateté pourrions-nous dire, était-elle de l'ordre de la connaissance, ou bien existe-t-il proximité plus grande entre une idée et un esprit ? Comment le principe cité plus haut, peut-il valoir en fait et d'abord déjà en droit ?

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quotidien du... mardi, 18 septembre 2007

Steve Coleman, " Pourquoi j'offre une partie de ma musique "

Un essai sur ma philosophie de la distribution de musique enregistrée. Traduction à partir de l'Anglais et discussion.

photo : punkiluz

Ressources : Musique partagée par Steve Coleman


Ci-dessous une traduction d'un texte de Steve Coleman " An essay on my philosophy on the distribution of recorded music " et une courte discussion de ces enjeux. (Voir aussi mon article portant sur La question du droit d'auteur)

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quotidien du... dimanche, 16 septembre 2007

Pensées de Discothèque

photo : Peter de Krom

ressources : Rubayat, par Omar Khayyâm


Début de soirée, sous les tournoiement des spots colorés, les Quatrains d'Omar Khayyam sous le bras et dans la tête, je compose quelques aphorismes:

Qu'a donc semé le vent dans mon argile ?
Est-ce un fleur ou un arbre ?
Il lui manque très certainement la vue.
Ou serait-ce un miroir ?

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quotidien du... vendredi, 14 septembre 2007

La question du droit d'auteur

texte, son et image photo : Jadon Ulrich

lien : Guénaël Visentini, justiceblog, Internet et la question du droit d’auteur


Depuis que l'on a inventé des supports susceptibles de reproduire facilement et fidèlement texte et musique, l'écrivain et le musicien se sont distancés des mécènes pour financer leurs créations par le biais des droits d'auteur :

l’auteur a un droit patrimonial sur son œuvre pendant un certain nombre d’années à compter de la première cession du droit (dix ans en 1791, soixante-dix aujourd’hui), après quoi l’œuvre tombe dans le domaine public et appartient à l’humanité ; il a également un droit moral, inaliénable, perpétuel, imprescriptible, qui lui donne le pouvoir de veiller au respect de l’intégrité de son œuvre, de retirer celle-ci de la vente, de s’assurer que son nom y est attaché, etc[1].

Aujourd'hui, le support du texte et du son est devenu bien moins palpable que ne l'est un livre ou un disque. S'il y a encore des supports, il faut penser à des serveurs, des disques durs, des CD-DVD ROM et autres clés USB qui stockent l'information textuelle ou sonore sous forme de nombres susceptibles, une fois leur transformation en texte ou en son effectuée par un logiciel ad hoc, d'être affichée ou jouée sur des écrans ou par des haut-parleurs.

Si la nouveauté ne se limitait qu'à cela, les auteurs pourraient se réjouir de la possibilité de diffuser plus facilement leurs œuvres via ces supports moins couteux et moins volumineux (relativement à la quantité d'information stockable).

Seulement voilà, la technologie numérique permet une reproduction aisée et quasi instantanée de l'information en même temps que leur diffusion quasi mondialisée (grâce aux réseaux privés ou publics, comme internet).

Quid, donc du droit d'auteur ? Doit on retourner au mécénat qui implique peut-être moins de liberté pour l'auteur ? Y'a-t-il des moyens techniques de limiter la reproduction et la diffusion numérique de l'information ? Doit-on taxer les supports ou l'accès à l'information ? Ou bien faut-il renoncer à toute possibilité de ce genre et accepter de restreindre à peu de chose le droit d'auteur?

Voilà des questions épineuses que notre société se pose et qui incitent à penser, et par là repenser certains concepts trop facilement figés.

Notes

[1] c.f article en lien

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quotidien du... mercredi, 5 septembre 2007

Musique - Big Comedy

photo : P.S.Zollo


Voilà un type de morceau que je n'ai pas l'habitude de composer... C'est avec une version d'évaluation du logiciel Orion, qui ne me permettais pas de sauvegarder mon travail, que j'ai produit cette musique dont j'ai dû par conséquent enregistrer le son le soir même ou je l'ai composée.

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De la certitude

photo : synecdoche

ressources : René Descartes, Le discours de la méthode
René Descartes, Méditations Métaphysiques


a: - Je désire avoir une certitude.

b: - N'es-tu point déjà certain que tu désires avoir une certitude ?

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quotidien du... vendredi, 31 août 2007

Musique - solitude

solitude photo : IrenaS


Ainsi que je l'avais souhaité (voir article De l'acte à la pensée), j'ai commencé aujourd'hui à enregistrer de la musique que j'ai composée depuis environ dix ans.

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quotidien du... jeudi, 30 août 2007

Michel Foucault, Baudelaire et Kant- Qu'est-ce que les Lumières ?

photo : sebi

Resssources : Michel Foucault, Qu'est-ce que les Lumières ? (PDF) - via le portique.net et foucault.info
Emmanuel Kant, Qu'est-ce que les Lumières ?
Charles Baudelaire, Le Peintre de la vie moderne


Je me permets aujourd'hui de publier à la suite de ma recherche de la signification de la liberté chez les Stoïciens et les Cyniques, un extrait d'un texte du Philosophe Michel Foucault, portant sur la modernité et son ethos. Partant de l'analyse qu'en fait Kant dans Qu'est-ce que les Lumières?, Foucault s'appuie sur une thématisation Baudelairienne du même sujet, afin de donner en fin d'article le programme d'une philosophie qui serait comme le reflux contemporain de la critique Kantienne.

Le texte cité correspond l'analyse du point de vue de Baudelaire sur la modernité, qui me touche beaucoup, dois-je le préciser...

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