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  <title>philosophie - cynisme</title>
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  <description>philosophie au quotidien : pensées, journal de bord, liens et ressources.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 11 Oct 2008 17:55:44 +0200</pubDate>
  <copyright>under-globe.org</copyright>
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    <title>A quoi bon la philosophie (bis).</title>
    <link>http://philosophie.under-globe.net/index.php/post/2008/07/14/A-quoi-bon-la-philosophie-bis</link>
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    <pubDate>Tue, 15 Jul 2008 00:45:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Niklaus Vonderflu</dc:creator>
        <category>Pensées</category>
        <category>bibliothèque</category><category>Borges</category><category>cynisme</category><category>lucidité</category><category>Quine</category><category>sens</category><category>Spinoza</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://philosophie.under-globe.net/public/philosophie.under-globe.net/edward-hopper-excursion-into-philosophy.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;image :&lt;/em&gt; Edward Hopper, excursion into philosophy
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ressources :&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://hamete.org/babel/&quot; title=&quot;la bibliothèque de Babel&quot;&gt;la bibliothèque de Babel&lt;/a&gt; d'après l'oeuvre de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jorge_Luis_Borges&quot; title=&quot;Jorge Luis Borges - wikipedia&quot;&gt;Jorge Luis Borges&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;Philosophie, philosophie...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A quoi bon la philosophie, m'étais-je questionné &lt;a href=&quot;http://pegasus.over-blog.com/article-1492420.html&quot; title=&quot;à quoi bon la philosophie&quot;&gt;une fois&lt;/a&gt;. Cette interrogation revient sans cesse, posant en même temps qu'elle et comme à côté d'elle le trou béant d'une vie non philosophante. Comment ne pourrais-je point me poser des question d'un certain type, ou plutôt, comment pourrais-je arrêter de me lancer dans leur analyse ?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je suppose que l'on peut bloquer la réflexion philosophique, si on se l'interdit. Mais pour quelle raison s'interdirait-on de se poser des questions comme &amp;quot;Que puis-je connaître?&amp;quot; ou &amp;quot;Que puis-je espérer?&amp;quot; ?
Une bonne raison serait un constat d'échec : personne jusqu'à présent ne semble d'accord sur les réponses apportées à ces questions, il est donc hautement probable qu'un tout petit philosophe comme moi soit à jamais incapable de mettre tout le monde d'accord.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, le sage en nous aime à rappeler que &amp;quot;le sens ne vient point de la réponse à la question, mais du chemin  qu'on essaye de se frayer vers elle&amp;quot;. Est-ce là de la sagesse de comptoir? Comment ma propre expérience me permet-elle d'évaluer ce type de précepte ? J'aime dans ce contexte me rappeler la boutade d'un de mes professeurs : &amp;quot;la philosophie est une activité qui a très peu de rendement&amp;quot;. Elle caractérise bien le sentiment attaché à ma propre expérience. En dehors des avantages matériels que philosopher a pu ou n'a pas pu m'apporter et qu'il est difficile d'évaluer, je n'ai eu que peu de bénéfice à essayer de penser en philosophe. Mais ce peu de bénéfice, lié sans doute à la difficulté d'adopter une attitude de type philosophique, semble avoir, quand il est &amp;quot;engrangé&amp;quot;, une valeur spirituelle importante. En effet, cette activité m'a peut-être rendu plus &lt;em&gt;lucide&lt;/em&gt; que je ne l'étais, si l'on veut bien entendre par là en un premier sens, le fait d'être ouvert aux idées et à la contradiction des faits, à savoir oser suspendre un grand nombre de croyances ou d'hypothèses qui &amp;quot;tiennent à cœur&amp;quot; ou que l'on exècre , pour discuter de leurs limites et conséquences de façon impartiale; et en un second sens, d'espérer moins &lt;em&gt;des choses qui ne dépendent pas de moi&lt;/em&gt; et d'avoir de ce fait confiance en mes propres idées afin d'essayer d'affronter le monde avec &lt;a href=&quot;http://philosophie.under-globe.net/index.php/post/2007/08/27/Stoiciens-et-Cyniques&quot; title=&quot;éloge du cynique&quot;&gt;la pudeur du cynique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais cet état d'esprit là, cette lucidité, n'était-il pas déjà présente dès le début de mon entrée en philosophie? Sans doute, mais de façon enveloppée. Qu'est-ce qui s'est alors développé et surtout comment?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je trouve ma foi très difficile de me remémorer un état d'esprit. Dans ce champ d'investigation là, il ne reste que des cicatrices. Ainsi mon premier souvenir de questionnement philosophique remonte sans doute à l'époque de mes 10 ans où avec mon ami d'enfance nous nous demandions pourquoi les gens n'arrivaient pas à voir aussi facilement que nous quelles personnes étaient &amp;quot;méchantes&amp;quot;. Puis vers 14-15 ans sur un terrain de basketball, la question : &lt;a href=&quot;http://julien.dutant.free.fr/blog/index.php?2008/05/05/283-un-coup-de-des-jamais-n-abolira-le-hasard&quot; title=&quot;chance et hasard&quot;&gt;&amp;quot;Est-ce de la chance si je réussi à mettre le ballon dans le panier depuis le milieu du terrain, si j'ai effectivement voulu le mettre dans le panier?&amp;quot;&lt;/a&gt;. Enfin vers 17-18 ans mon initiation à la lecture de Jorge Luis Borges et sa &lt;a href=&quot;http://pegasus.over-blog.com/article-4148442.html&quot; title=&quot;la bibliothèque universelle&quot;&gt;Bibliothèque de Babel&lt;/a&gt;, puis mon emprunt à la bibliothèque de &lt;a href=&quot;http://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99%C3%89thique&quot; title=&quot;Spinoza - l'ethique - wikisource&quot;&gt;L'Ethique de Spinoza&lt;/a&gt;  avec sa preuve de l'existence de Dieu et ma tentative avortée de rendre compte graphiquement du développement argumentatif de son œuvre.
Quelle était la part de lucidité dans ce type de questionnement et d'activité ? Elle résidait sans doute dans le fait d'apercevoir que certaines questions n'étaient pas abordées dans mon cercle de connaissance, mais qu'elles étaient légitimes. Puis de m'apercevoir qu'il existait des hommes qui s'en étaient occupé, sans que leurs réflexions n'intéresse en apparence la majorité des gens. J'avais donc confusément conscience que certains sujets à mes yeux cruciaux étaient ignorés, mais n'avait pas encore conscience de pourquoi ils étaient ignorés.  La suite de mon activité philosophique, surtout la lecture et la discussion, m'ont fait sans doute mieux comprendre pourquoi tant de gens évitent l'étude des questions philosophiques, et pourquoi elles méritent peut-être d'être ignorées. Réponse à la première question : parce qu'elles impliquent un effort de concentration et sans doute d'imagination. Réponse à la seconde question : parce qu'elles n'apportent pas de bénéfice matériel et parce qu'elle sont inquiétantes car toujours ouvertes, mais surtout en apparence &lt;em&gt;tristes&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est bien cette relative tristesse qui me fait me poser à nouveau la question aujourd'hui : A quoi bon la philosophie ? J'erre en effet ces derniers temps dans des questions difficiles et techniques, les questions ontologiques. &lt;a href=&quot;http://jvrosset.free.fr/Analyse%20de%20%22On%20what%20there%20i.pdf&quot; title=&quot;Joseph Vidal Rosset - Un commentaire de - on what there is&quot;&gt;Qu'est-ce qu'il y a ?&lt;/a&gt; Ou plutôt; comme le précise &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=1iZvycU3I9w&quot; title=&quot;The ideas of Quine on youtube&quot;&gt;Quine&lt;/a&gt;, qu'est-ce qu'on dit qu'il y a ? Je m'aperçois que rentrer de plein pied dans ces questions et en saisir précisément les tenants et les aboutissants demande beaucoup de travail en logique en physique et sans doute dans bien des domaines. Ainsi départager rien qu'en ce qui concerne le statut des objets mathématiques comme les nombres entiers ou réels, entre les &lt;em&gt;Réalistes&lt;/em&gt; qui estiment qu'ils existent indépendamment de la pensée , les &lt;em&gt;Conceptualistes&lt;/em&gt;, qui essayent de montrer qu'on peut estimer qu'ils sont des constructions mentales, et les &lt;em&gt;Nominalistes&lt;/em&gt; qui tentent de n'admettre qu'un nombre fini d'objets matériels, et enfin les Wittgensteiniens, pour qui ces points de vues relèvent tous apparemment de la même confusion, il y a beaucoup de littérature à digérer et d'exercices à pratiquer pour prétendre être soi-même un chercheur, ou du moins avoir le droit de cité en ces domaines. Alors quid  de la question &amp;quot;Qu'est-ce qu'il y a&amp;quot;?&amp;quot; Ne peut-on pas se la poser naïvement, du moins à la hauteur de sa relative naïveté? Ne doit-elle être qu'un passage difficile, ou un objet à contourner dans le chemin propre de la philosophie? Qu'est-ce qui importe?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il serait tout de même étrange et bien méchant de la part du Monde que l'on doive se &amp;quot;taper&amp;quot; toute cette littérature et ces exercices fastidieux pour continuer à être lucide à l'intérieur de lui. N'offre-t-il point de &amp;quot;tangente&amp;quot;, peut-être tout aussi difficile, mais à mes yeux plus passionnante ou plus personnelle?
C'est certain, ça doit être le cas ! A moi de l'inventer... gaiement.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Morale d'hiver</title>
    <link>http://philosophie.under-globe.net/index.php/post/2008/01/20/Morale-dhiver</link>
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    <pubDate>Sun, 20 Jan 2008 15:15:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Niklaus Vonderflu</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>bien</category><category>cause</category><category>cynisme</category><category>effet</category><category>hiver</category><category>maladie</category><category>morale</category><category>Nietzsche</category><category>santé</category><category>vertu</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://farm1.static.flickr.com/31/92607965_c9630ee057.jpg?v=0&quot; alt=&quot;De l'idée du bien en opposition au bon&quot; /&gt;
&lt;em&gt;photo :&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/digitalgrace/&quot;&gt;danny.hammontree&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ressources :&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Cr%C3%A9puscule_des_idoles&quot; title=&quot;Friedrich Nietzsche, Le crépuscule des idoles, trad. Henri Albert&quot;&gt;Friedrich Nietzsche, Le crépuscule des idoles, trad. Henri Albert&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;Quasi éternellement l'hiver me fait retourner à Nietzsche : il me nourrit sans doute de ce &lt;a href=&quot;http://philosophie.under-globe.net/index.php/tag/cynisme&quot;&gt;cynisme&lt;/a&gt; dont je dois faire preuve pour surmonter le nuage épais des contradictions de ma fonction, quand l'environnement n'offre pas de contrepoint.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je vous le livre en brut :&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;1. Erreur de la confusion entre la cause et l’effet.&lt;/h2&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;— Il n’y a pas d’erreur plus dangereuse que de confondre l’effet avec la cause : j’appelle cela la véritable perversion de la raison. Néanmoins cette erreur fait partie des plus anciennes et des plus récentes habitudes de l’humanité : elle est même sanctifiée parmi nous, elle porte le nom de « religion » et de « morale ». Toute proposition que formule la religion et la morale renferme cette erreur ; les prêtres et les législateurs moraux sont les promoteurs de cette perversion de raison. Je cite un exemple. Tout le monde connaît le livre du célèbre Cornaro où l’auteur recommande sa diète étroite, comme recette d’une vie longue et heureuse — autant que vertueuse. Bien peu de livres ont été autant lus, et, maintenant encore, en Angleterre, on en imprime chaque année plusieurs milliers d’exemplaires. Je suis persuadé qu’aucun livre (la Bible exceptée, bien entendu) n’a jamais fait autant de mal, n’a jamais raccourci autant d’existences que ce singulier factum qui part d’ailleurs d’une bonne intention. La raison en est une confusion entre l’effet et la cause. Ce brave Italien voyait dans sa diète la cause de sa longévité : tandis que la condition première pour vivre longtemps, l’extraordinaire lenteur dans l’assimilation et la désassimilation, la faible consommation des matières nutritives, étaient en réalité la cause de sa diète. Il n’était pas libre de manger beaucoup ou peu, sa frugalité ne dépendait pas de son « libre arbitre » : il tombait malade dès qu’il mangeait davantage. Non seulement celui qui n’est pas une carpe fait bien de manger suffisamment, mais il en a absolument besoin. Un savant de nos jours, avec sa rapide consommation de force nerveuse, au régime de Cornaro, se ruinerait complètement. &lt;em&gt;Credo experto&lt;/em&gt;.&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://philosophie.under-globe.net/index.php/post/2008/01/20/#pnote-1110-1&quot; id=&quot;rev-pnote-1110-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://philosophie.under-globe.net/index.php/post/2008/01/20/#rev-pnote-1110-1&quot; id=&quot;pnote-1110-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Friedrich Nietzsche, &lt;em&gt;Le crépuscule des idoles&lt;/em&gt;, &lt;ins&gt;les quatre grandes erreurs&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Auto-critique : Cynisme</title>
    <link>http://philosophie.under-globe.net/index.php/post/2007/08/26/Auto-critique</link>
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    <pubDate>Sun, 26 Aug 2007 23:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Niklaus Vonderflu</dc:creator>
        <category>Pensées</category>
        <category>critique</category><category>croyance</category><category>cynisme</category><category>liberté</category><category>objectivité</category><category>pragmatisme</category><category>ressources</category><category>sagesse</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://farm1.static.flickr.com/168/392600823_a566a8369d.jpg?v=0&quot; alt=&quot;critique de l'urgence&quot; /&gt;
&lt;em&gt;photo :&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://flickr.com/photos/loganart/&quot;&gt;Jon.-&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ressources :&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?pensepict1&quot; title=&quot;Manuel d'Epictète&quot;&gt;Manuel d'Epictète&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;Ma façon de rédiger des textes sur un blog, dépend d'une certaine urgence, un certain tempo diraient d'&lt;a href=&quot;http://lyflol.blog.lemonde.fr/2005/01/19/2005_01_patrice_loraux/&quot;&gt;autres&lt;/a&gt;, qui fait qu'on passe volontiers sur des difficultés, et peut-être des non-sens,  non clarifiés, tout emporté que l'on est, comme dans une conversation, par une intuition ou ce qui apparaît comme un besoin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je veux donc essayer ici de revenir sur ce que j'ai écrit et formuler, aussi bien que ma sincérité me le permette,  quelques critiques et commentaires:&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;article&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://philosophie.under-globe.net/index.php/post/2007/02/19/philosophie-au-quotidien&quot;&gt;Cynisme&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cet article questionne le pragmatisme en rapport avec le cynisme et la croyance.
J'y parle d'une évidence dont je n'arrive pas à mesurer la portée, et je suppose alors que c'est parce que je n'en mesure pas la portée, qu'il y a cynisme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais qui est cynique et qu'est-ce qui est cynique ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reprenons le raisonnement :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est évident, dis-je, que &lt;em&gt;tout le monde ne peut pas occuper les fonctions de décideurs&lt;/em&gt;. Je sens que cette évidence entre en conflit, si ce n'est en contradiction avec la croyance selon laquelle : &lt;em&gt;Avec de la volonté, on peut s'en sortir !&lt;/em&gt;, parce que cette croyance suppose que tout ceux qui ont de la volonté &lt;em&gt;vont&lt;/em&gt; s'en sortir ! Il me semble en effet que le &amp;quot;peut&amp;quot; n'est que de forme. J'estime qu'on peut alors rétorquer que la façon dont fonctionnent nos sociétés impose, si la croyance est vraie, que tout le monde ne peut pas avoir de la volonté en même temps, sauf si l'objet de cette volonté correspond exactement  au besoins de la société. Autrement dit, il ne faut vouloir que ce qui est possible. Mais il y a fort à croire que ce qui est possible dépend de ce chacun veut, ou plus précisément, ce qui est possible dépend de ce chacun fait.
Comment serait-il alors possible de vouloir quelque chose qui dépende d'un nombre d'interaction d'actions aussi important ?
Il me semble que la seule solution consiste, comme Epictète le préconise, de ne vouloir que ce qui dépend de soi; c'est à dire non pas, notre corps, un objet ou une fonction, mais seulement &lt;em&gt;nos oeuvres propres&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://philosophie.under-globe.net/index.php/post/2007/08/26/#pnote-730-1&quot; id=&quot;rev-pnote-730-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. c'est à dire &amp;quot;l'opinion, la tendence, le désir [et] l'aversion&amp;quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chez les stoïciens, la volonté ne peut porter en un mot que sur nos représentations qu'il s'agit en quelque sorte de dresser par un apprentissage relativement fastidieux, de sorte à ne pas connaître d'&amp;quot;entraves&amp;quot; et d'&amp;quot;afflictions&amp;quot;. Ici je dis &amp;quot;fastidieux&amp;quot; d'un point de vue statistique, mais peut-être qu'en droit, dès qu'on use parfaitement de sa liberté, on est sage. Peut-être donc y'a-t-il des sages occasionnels, dressés par l'habitude à avoir l'opinion adéquate à un certain type de situation, mais pas à d'autres. On serait ainsi absolument sage, si l'on avait dressé en soi une typologie complète des situations que l'on pourrait rencontrer et leurs opinions associées, qu'ont pourrait en quelque sorte convoquer à chaque instant ou déduire d'un instant vers l'autre, comme un grand raisonnement parallèle au évènements.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ne voulant pas tout de suite discuter de ce que veut dire &amp;quot;sage&amp;quot;, car me satisfaisant de l'argument selon lequel, statistiquement &amp;quot;vouloir uniquement ce qui dépend de soi&amp;quot; se solde souvent par un premier échec, dont il faudrait encore discuter des causes, je me permets de conclure qu'une personne pragmatique voit dans la croyance en la toute puissance de la volonté, certes peut-être un principe moral qui a le droit de citer, mais surtout un déni flagrant d'objectivité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est cette objectivité statistique auquel je souhaiterais donner le nom de &lt;em&gt;pragmatisme&lt;/em&gt;, au moins en un sens de ce terme.
Quel est ici le rapport avec &lt;a href=&quot;http://gromeck.chez-alice.fr/cyniques/1c.htm&quot; title=&quot;fragments de penseurs cyniques&quot;&gt;le cynisme&lt;/a&gt; ?
Pour m'aider à avancer,  je donnerais un exemple de comportement cynique : à la lecture de ce qui précède un cynique pourrait dire : &amp;quot;Comme tout est clair&amp;quot;, voulant implicitement dire par là qu'au contraire, il manque encore bien des éléments à mon raisonnement, notamment une véritable analyse de la liberté qu'implique la sagesse qui pourrait peut-être rendre infantile le passage par l'argument statistique.
Le cynique est donc impudique ou impoli, au sens où il désigne en creux les insuffisances d'une situation, sans lui-même prétendre pouvoir y remédier, ce qui confère à son attitude un caractère &amp;quot;déplacé&amp;quot;, impliqué par l'expression maladroite d'une connaissance discutable, en ce qu'elle n'est positive que possiblement ou conjecturalement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Face à la croyance qui m'occupe, le cynique pourrait donc dire :&amp;quot;Oh oui la volonté est toute puissante&amp;quot; ce qui voudrait dire : &amp;quot;démontre-moi que l'on peut toujours s'en sortir par la volonté&amp;quot;. On pourrait donc le prendre pour un pragmatique. Mais on a aussi vu ce qu'il pouvait répondre au pragmatique. Le cynique est donc fondamentalement insatisfait, flairant la supercherie dans tout bon sens trop &amp;quot;épais&amp;quot;, parce que (trop?) sensible à tous les manques, à tous les possibles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je laisse ouvert à une prochaine analyse, la question de savoir parmi les croyances du moraliste, du pragmatique et du cynique, laquelle suppose le plus?&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://philosophie.under-globe.net/index.php/post/2007/08/26/#rev-pnote-730-1&quot; id=&quot;pnote-730-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] traduction Emile Bréhier, Les Stoïcien II, tel galimard, p.1111&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Cynisme</title>
    <link>http://philosophie.under-globe.net/index.php/post/2007/02/19/philosophie-au-quotidien</link>
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    <pubDate>Mon, 19 Feb 2007 20:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Niklaus Vonderflu</dc:creator>
        <category>Pensées</category>
        <category>croyance</category><category>cynisme</category><category>politique</category><category>pragmatisme</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://farm1.static.flickr.com/151/346017437_87edd0ee18.jpg?v=0&quot; alt=&quot;cynisme et pragmatisme&quot; /&gt;
&lt;em&gt;photo :&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://http://www.flickr.com/photos/svenwerk/&quot;&gt;svenwerk&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;traduction du texte de la photo :&lt;/ins&gt; place d'attente pour les personnes en chaise roulante&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;Bien,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Thème : &lt;strong&gt;De la difficulté du pragmatisme.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd'hui j'ai à nouveau fait la rencontre de ces pensées cyniques, de ces pensées qui sont comme un début de violence :  j'ai pensé politique, j'ai pensé collègues, j'ai pensé travail.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Un exemple de ces pensées :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&amp;quot;En politique il y a certes bien des choses qui sont possibles, mais celles qui semblent impossibles pèsent tellement lourd dans la balance de la conscience que l'on ne peut que ricaner en observant l'enthousiasme de certains qui arrivent à croire en leurs valeurs et ont espoir que ces valeurs soient réalisées dans un avenir lointain, mais néanmoins représenté comme réel.&amp;quot;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;J'écoutais encore aujourd'hui quelqu'un dire :&lt;/p&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&amp;quot;Avec de la volonté, on peut s'en sortir !&amp;quot;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Il y a pour moi quelque chose d'évident, mais je ne parviens pas à penser la portée de cette évidence, d'où le cynisme : la société se divise en différents secteurs d'activités; : &lt;em&gt;les décideurs, les personnes relais, et les appliqueurs&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette tripartition sans doute abstraite et révisable impose néanmoins le fait que ceux qui appliquent, &lt;strong&gt;doivent exister&lt;/strong&gt;, et que ceux-ci doivent en un sens accepter d'être ce maillon de la chaîne. &lt;strong&gt;On en a besoin&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il est donc évident qu'il ne peut pas y avoir que des décideurs&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc, certes, celui qui veut, peut se hisser plus haut dans la chaîne des fonctions, mais tout le monde ne peux pas vouloir !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette évidence est si lourde, elle impose un tel pragmatisme, elle pèse tellement fort dans la forme de l'idéal, que l'on en est ramené à cet espoir si insatisfaisant &lt;strong&gt;&lt;em&gt;du moins pire possible&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est difficile de vivre avec cette idée, il est même encore plus difficile de la faire partager, puisque le besoin de croire est très fort lui aussi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le cynisme, c'est sans doute en partie cette impudeur face aux croyance, c'est signaler par l'implicite la folie de la croyance : on ne peux certes pas toujours tout réaliser; je veux dire être conscient de toutes les difficultés en même temps (de toutes les attrocités, de toutes les réalités de la vie comme on dit), mais ceci empêche-t-il d'être pragmatique ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que croit-on en étant pragmatique ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.-S.&lt;/strong&gt;[27.08.07] : &lt;a href=&quot;http://philosophie.under-globe.net/index.php/post/2007/08/26/Auto-critique&quot; title=&quot;auto-critique : Cynisme&quot;&gt;voir l'auto critique de cet article&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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