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  <title>philosophie - logique</title>
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  <description>philosophie au quotidien : pensées, journal de bord, liens et ressources.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 04:07:00 +0200</pubDate>
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    <title>Justice connaissance et communauté - l'idéalisme pragmatique de Socrate</title>
    <link>http://philosophie.under-globe.net/index.php/post/2007/10/16/Justice-connaissance-et-communaute-lidealisme-pragmatique-de-Socrate</link>
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    <pubDate>Tue, 16 Oct 2007 13:48:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Niklaus Vonderflu</dc:creator>
        <category>Pensées</category>
        <category>Criton</category><category>Gorgias</category><category>justice</category><category>logique</category><category>mots</category><category>Platon</category><category>pragmatisme</category><category>punition</category><category>ressources</category><category>sens</category><category>Socrate</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://farm1.static.flickr.com/200/442011770_187cdf633b.jpg?v=0&quot; alt=&quot;nul n'est injuste volontairement - Socrate&quot; /&gt;
&lt;em&gt;photo :&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/pingnews/&quot;&gt;pingnews.com&lt;/a&gt; ici : Procès de Nuremberg : execution du général allemand Anton Dossler.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ressources :&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.philonet.fr/oeuvres/Platon/Gorgias/Gorgias.html&quot; title=&quot;Platon - Gorgias - Traduction Emile Chambry&quot;&gt;Platon. Gorgias (Traduction, notice et notes d’Émile CHAMBRY)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://philoctetes.free.fr/critonplaton.htm&quot; title=&quot;Platon - Criton - traduction Victor Cousin&quot;&gt;Platon, Criton (traduction Victor Cousin)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot; Quelqu'un qui connaît le juste ne peut commettre d'injustice. &amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate&quot; title=&quot;Socrate - wikipedia&quot;&gt;La vie de Socrate&lt;/a&gt; tend à nous faire croire qu'il ne considérait pas les décisions de la justice athénienne comme justes en soi, mais il ne rechigna pas semble-t-il, comme nous le décrit le &lt;a href=&quot;http://philoctetes.free.fr/critonplaton.htm&quot; title=&quot;Platon - Criton&quot;&gt;Criton&lt;/a&gt;,  à s'y soumettre par justice justement. Ainsi il subordonnait la justice des hommes à l'idée qu'il se faisait de la justice, une justice avec laquelle il semblait avoir quelque acquintance toute particulière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais cette grande proximité, cette immédiateté pourrions-nous dire, était-elle de l'ordre de la connaissance, ou bien existe-t-il proximité plus grande entre une idée et un esprit ? Comment le principe cité plus haut, peut-il valoir en fait et d'abord déjà en droit ?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La justice (l'idée) semble tirer son pouvoir contraignant du fait que ce qui est juste est est considéré comme bon, et que personne ne peut vouloir le mal (pour lui-même).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais de deux choses l'une : soit les masochistes sont malheureux, soit Socrate a une idée du bon qui pour certain inclut la douleur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais là encore, nous n'avons pas la pierre de touche qu'il nous faut. car si la douleur est une punition juste alors Socrate est cohérent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il me semble pourtant que son idée de la justice prête le flanc de ce côté. Car a bien comprendre Socrate (ou Platon), toute punition est juste pour autant qu'un homme doive être puni. On suppose en effet que si Socrate avait été condamné à boire un verre de lait, il s'y serait soumis avec autant de courage que pour la cigüe, car les hommes y auraient vu eux une punition juste. Ainsi l'idée de justice est elle aussi subordonnée à la justice des hommes de telle sorte que si il est décidé injustement de punir quelqu'un, il est juste toutefois de s'y soumettre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà qui est étrange mais pas à proprement parler illogique, en tous les cas pas en apparence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il semble donc qu'en droit, on ne puisse rien reprocher à l'idée de justice et au principe controversé. Mais en fait ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment être certain d'être juste ? Comment ne pas prendre toute souffrance comme une souffrance juste et donc méritée ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le tyran qui selon Socrate court après le plaisir (du pouvoir etc.) et donc rencontre toujours et encore l'insatisfaction, comment le juger injuste et non comme se punissant lui-même justement ? Est-ce parce que la punition doit toujours être choisie explicitement  par la communauté ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, le juste de Socrate semble tenir à une distinction de fait, du moins à une distinction que font les hommes en communauté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais alors que veut dire &amp;quot;connaître le juste &amp;quot; ? Pourquoi faut-il être philosophe pour le connaître ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'idéalisme Platonicien ne serait-il qu'un pragmatisme posant les mots et les idées comme une limite déterminée par la communauté ? Le philosophe serait-il alors celui qui doit toujours rappeler aux autres et à soi-même le sens induit de ces mots et la logique qui les lie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais alors qu'est-ce que le pragmatisme (immoral) affiché par un Polos ou un Calliclès dans le &lt;a href=&quot;http://www.philonet.fr/oeuvres/Platon/Gorgias/Gorgias.html&quot;&gt;Gorgias&lt;/a&gt; ? Ne se distingue-t-il du précédent que par le fait qu'il prétend connaître l'usage des mots &amp;quot;juste&amp;quot; ou &amp;quot;bon&amp;quot; uniquement par l'usage partial qu'en font certains ou même la majorité et non en droit ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Etrange problème... qui mérite qu'on y revienne plus d'une fois.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Paradoxe</title>
    <link>http://philosophie.under-globe.net/index.php/post/2007/02/28/Paradoxe</link>
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    <pubDate>Wed, 28 Feb 2007 19:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Niklaus Vonderflu</dc:creator>
        <category>Pensées</category>
        <category>confirmation</category><category>instance</category><category>logique</category><category>paradoxe</category><category>possibilité</category><category>probabilité</category><category>équivalence</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://farm1.static.flickr.com/69/228261775_1873df7a52.jpg?v=0&quot; alt=&quot;paradoxe de l'induction&quot; /&gt;
&lt;em&gt;photo&lt;/em&gt; : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/lifeontheedge/&quot;&gt;Life on the Edge&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;Bataille,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Thème du jour : &lt;strong&gt;De la confirmation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai bataillé pendant une journée avec le paradoxe apparent d'&lt;a href=&quot;http://anaximandrake.blogspirit.com/archive/2007/02/23/corbus.html&quot;&gt;Anaximandrake&lt;/a&gt; pour lui trouver une issue de bon sens, mais ne suis pas encore satisfait du résultat...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je vous présente le paradoxe tel qu'il a été proposé :&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;
Voici une exposition possible du paradoxe des corbeaux, dit aussi « de Hempel », et qui fut pourtant d’abord formulé par Nicod. A ne pas confondre avec celui « de l'Anglaise rousse », ce paradoxe est une illustration des joyeusetés de l'induction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On a :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
(1) « Ceci est un corbeau noir. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
(2) « Tous les corbeaux sont noirs. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Or, tout énoncé général est confirmé par chaque occurrence d’un cas de son actualisation, c’est-à-dire chacune de ses instances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Donc : (1) confirme (2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Or l’instance d’un énoncé confirme l’énoncé logiquement équivalent. Si deux énoncés sont équivalents, confirmer l’un revient à confirmer l’autre, id est chaque instance de l’un s'avère être une confirmation de l’autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Soit donc un énoncé équivalent à (2). Par exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
(3) « Toutes les choses qui ne sont pas noires ne sont pas des corbeaux. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Afin de faire apparaître la forme logique et satisfaire ainsi les mânes de Russell, transcrivons (3) en (3’) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
(3’) « Tout ce qui est non-noir est un non-corbeau. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
(2) et (3’) sont bien logiquement équivalents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Soit alors :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
(4) « Cette femme est blanche. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
(4) confirme (3’), puisque (4) est clairement une instance de (3’).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Donc, puisque (2) et (3’) sont équivalents, (4) confirme (2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Par conséquent, &lt;em&gt;que cette femme soit blanche est la confirmation que tous les corbeaux sont noirs&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Un premier argument qui permettrait d'invalider la conclusion du raisonnement, à savoir que (4) confirme (2), c'est de contester le fait que l'on puisse tirer des conclusions identiques du couple apparemment synonyme &amp;quot;&lt;strong&gt;confirmer / non-infirmer&lt;/strong&gt;&amp;quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En effet,
on dira que si A &lt;strong&gt;confirme&lt;/strong&gt; B, alors on peut en déduire que B est &lt;strong&gt;probable&lt;/strong&gt;; B devenant &lt;strong&gt;de plus en plus&lt;/strong&gt; probable au fur et à mesure des confirmations, sauf si l'univers des choses susceptibles de confirmer B est &lt;strong&gt;infini&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On dira aussi que si A &lt;strong&gt;n'infirme pas&lt;/strong&gt; B, alors on peut en déduire que B est &lt;strong&gt;possible&lt;/strong&gt;; B restant possible tant que rien ne vient infirmer B, l'univers des choses pouvant l'infirmer étant &lt;strong&gt;fini ou infini&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autrement dit, on peut mettre à mal la conclusion du paradoxe (apparent) en disant que (4) &lt;strong&gt;n'infirme pas&lt;/strong&gt; (2), et rend donc (2) &lt;strong&gt;possible&lt;/strong&gt;, mais pas plus &lt;strong&gt;probable&lt;/strong&gt;. Il ne le &lt;em&gt;confirme&lt;/em&gt; donc pas, il ne fait que le rendre &lt;em&gt;plausible&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le &amp;quot;hic&amp;quot; vient naturellement du fait que (4) confirme bien (3') équivalent à (2).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autrment dit, comment faire en sorte que (4) ne confirme pas (2) ? Comment donc faire en sorte que la confirmation ne s'exporte pas à certains énoncés logiquement équivalents à (3') ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut sans doute s'attacher à cette notion d&lt;em&gt;'équivalence logique&lt;/em&gt; et y trouver une discontinuité...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qu'est-donc qui ne va pas dans le principe suivant lequel : si A confirme B, alors A confirme C équivalent &lt;em&gt;logiquement&lt;/em&gt; à B ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« Tout corbeau est noir » est bien &lt;em&gt;logiquement équivalent&lt;/em&gt; à « aucune chose non-noire est un corbeau » et donc aussi à « Toute chose non-noire est un non-corbeau ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais, et c'est sans doute ici que cela se joue, « Ce corbeau est noir», n'est pas &lt;strong&gt;une instance&lt;/strong&gt; de « aucune chose non-noire est un corbeau », de la même façon que « cette femme est blanche», n'est pas une &lt;strong&gt;instance&lt;/strong&gt; de « Tout corbeau est noir.».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autrement dit, les instances &lt;em&gt;ne passent pas&lt;/em&gt; cette équivalence logique là, elles deviennent pour ces énoncés logiquement équivalents des sortes de &lt;strong&gt;non-instances&lt;/strong&gt; qui ne permettent de conclure qu'à des &lt;strong&gt;non-infirmations&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autrement dit l'erreur de raisonnement dans ce paradoxe revient à prendre des non-instances pour des instances, ou plus précisemment des instances d'énoncés, pour des instances d'énoncés contraposés*.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais je doute encore un peu d'avoir trouver &lt;em&gt;le fond&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;&lt;em&gt;* &amp;quot;Tout A est B&amp;quot; se contrapose en Tout non-B est non-A&amp;quot; et &amp;quot;Aucun non-B est A&amp;quot;&lt;/em&gt; ici : Px(Cx-&amp;gt;Nx) &amp;lt;-&amp;gt;Px (-Nx -&amp;gt; Cx) &amp;lt;-&amp;gt; -Ex(-Nx et Cx)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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