Un exemple de ces pensées :

"En politique il y a certes bien des choses qui sont possibles, mais celles qui semblent impossibles pèsent tellement lourd dans la balance de la conscience que l'on ne peut que ricaner en observant l'enthousiasme de certains qui arrivent à croire en leurs valeurs et ont espoir que ces valeurs soient réalisées dans un avenir lointain, mais néanmoins représenté comme réel."

J'écoutais encore aujourd'hui quelqu'un dire :

"Avec de la volonté, on peut s'en sortir !"

Il y a pour moi quelque chose d'évident, mais je ne parviens pas à penser la portée de cette évidence, d'où le cynisme : la société se divise en différents secteurs d'activités; : les décideurs, les personnes relais, et les appliqueurs.

Cette tripartition sans doute abstraite et révisable impose néanmoins le fait que ceux qui appliquent, doivent exister, et que ceux-ci doivent en un sens accepter d'être ce maillon de la chaîne. On en a besoin.

Il est donc évident qu'il ne peut pas y avoir que des décideurs.

Donc, certes, celui qui veut, peut se hisser plus haut dans la chaîne des fonctions, mais tout le monde ne peux pas vouloir !

Cette évidence est si lourde, elle impose un tel pragmatisme, elle pèse tellement fort dans la forme de l'idéal, que l'on en est ramené à cet espoir si insatisfaisant du moins pire possible.

Il est difficile de vivre avec cette idée, il est même encore plus difficile de la faire partager, puisque le besoin de croire est très fort lui aussi.

Le cynisme, c'est sans doute en partie cette impudeur face aux croyance, c'est signaler par l'implicite la folie de la croyance : on ne peux certes pas toujours tout réaliser; je veux dire être conscient de toutes les difficultés en même temps (de toutes les attrocités, de toutes les réalités de la vie comme on dit), mais ceci empêche-t-il d'être pragmatique ?

Que croit-on en étant pragmatique ?

P.-S.[27.08.07] : voir l'auto critique de cet article.