Au delà de ces éléments pittoresques, mais bien réels, il est à noter le changement important de températures que peut impliquer une remontée au nord-ouest de quelque 300 km à vol d'oiseau : passer d'un air sec à 45° à un air humide à 24° est une sensation que même la plus luxueuse des climatisations ne peut vous fournir. Mail il n'y a pas que cela : car à la température s'allient les couleurs. Du gris-rose poussiéreux sur fond de palmiers et montagnes de Marrakech on glisse au jaune-gris de la région précédant Settat, puis les plaines de terre noire avant Casablanca, l'orange venteux du sable de Mohamedia, le vert-rassé du golf de Bouznika, pour enfin arriver aux nombreux arbres accompagnant l'entrée dans la crème et rectiligne Rabat.

Physiquement quasiment indemne, mais la sensibilité à fleur de peau, je m'endors avec un peu de difficulté aux aguets des sanguinaires moustiques rabatis.