Il faut dire que ce sentiment a toutes les raisons de se renforcer, quand on sait que c'était aujourd'hui le jour de pré-rentrée scolaire, le jour où il faut faire mille bises, le jour ou nos vacances sont contées mille fois, le jour où l'on retrouve ses chers collègues avec lesquels il va falloir discuter de choses et d'autres, collaborer et en même temps s'en méfier.

Maintenant une banque me fera confiance, avant non. Elle va me faire confiance parce que quelqu'un d'autre me fait confiance, mon Directeur, envers qui l'état a toute confiance etc... La chaîne de la confiance vaut bien souvent plus que toute autre preuve, il y a là matière à penser et à rire.

Je suis aussi un peu amer, parce que l'on m'engage pour des choses que je n'ai pas vraiment étudiées, des choses qui ne me passionnent pas. Bien sûr, je mets beaucoup de mon énergie dans mon travail de sorte à rendre mes cours au moins vivant, de sorte à ne pas mentir. Mais je sais que je vais devoir encore porter beaucoup de briques de ce genre avant qu'enfin peut-être, je me soit construis un véritable lieu de travail.

Il y a donc du pain sur la planche et la fabrication de ce pain, je le sais, ne me laissera que peu de temps pour exprimer ici ce que je ressens de ce processus, alors que je sais que le pain est meilleur quand j'en parle... Mais il y a tellement peu de personnes à qui parler, sans écrire.