A la recherche du temps perdu
Par Niklaus Vonderflu le quotidien du... dimanche, 18 novembre 2007, 00:52 - Journal - Lien permanent
photo : Amsterdamned!
Bien des envies, mais peu d'énergie.
Je m'en veux de ne pouvoir trouver la force d'aller à la rencontre de certains thèmes qui traversent le champ de mon esprit et qui après quelque temps, faut d'avoir été traités, s'en vont faire un tour pour peut-être ne jamais revenir, malgré les casseroles que je leur ai attaché à la queue pour ne point les perdre.
Ainsi il me faudra un jour traiter de la question du politique et de la citoyenneté, car je ne peux pas continuer à ne pas voter faute d'avoir une conscience assez claire et distincte de ce que je veux dans ce domaine, sauf si après analyse il se trouve que c'est à chaque occasion de vote (par exemple) que l'ensemble de la question se repose.
Ainsi, dans ce cadre, j'aimerais vraiment me mettre au clair avec la question de la nécessité de l'espoir dans les motifs de l'action citoyenne et de son lien avec la responsabilité. De quoi dans le fond-sommes nous responsable ? La réponse à cette question dépend-elle de l'espoir que l'on met dans le politique ?
En particulier, je souhaiterais dénouer un peu le concept si flou de "développement durable" et tout son cortège d'actions prétendument responsables à accomplir. Je souhaiterais vérifier à l'aune de la technique et des comportements des masses, ce que l'on peu attendre de la mise en place d'une telle politique.
Sinon, je souhaiterais à nouveau regarder d'assez près la question des modèles que propose la cosmologie, de son rapport avec la formation des mythes et de leur nécessité comme horizon de connaissance. Je souhaiterais en particulier revoir l'analyse kantienne des antinomies de la raison pure sur ce sujet et de les replacer dans le contexte de ce que je crois comprendre des actuelles cosmogonies. La relecture attentive de l'ouvrage "L'irrationnel" de Gilles Gaston Granger, sera un passage obligé, sur ce chemin.
Enfin, pour faire court, je souhaiterais saisir mieux la portée des arguments du "2ème Wittgenstein" concernant la nature de la philosophie, ce qui passera par la relecture d'un livre de Jacques Bouveresse : "Le mythe de l'intériorité".
En bref, je souhaiterais pouvoir trouver la sérénité nécessaire, susceptible de me faire m'assoir, l'esprit acéré, mais tranquille, pour m'adonner bientôt (à nouveau) à la recherche de ces détails.

Commentaires
Ce refrain automnal résonne comme un chant mélancolique qui répond bien à mon état d'impuissance face à mes désirs, mais surtout à mes rêves.
Je partage le souci de voir plus clair dans ce concept de Développement Durable qui à toutes les sauces mercantiles se cuisinent comme l'ingrédient miracle qui va nous sauvons d'une catastrophe imminente. Je n'ai pas encore lu grand chose à ce sujet, j'ai par contre une opinion que j'ai pu cueillir içi et là au sujet de la contradiction que ce concept véhicule. On aimerait continuer à augmenter la croissance économique tout en polluant moins. On maintiendrait le niveau de vie "à l'occidental" en élimiant ses méfaits sur l'environnement. Cela paraît être utopiste en vue des prédictions actuelles qui me semblent-ils confortent l'idée que nous avons atteint un seuil où plus rien n'est prévisible. Nos connaissances sont dépassées par l'état actuel des choses. Par ailleurs, j'entends également les trompettes des modérateurs qui fustigent les fanatiques écologiques qui veulent imposer des mesures contraignantes pour limiter la casse. Quelque chose me dit que nous entrons dans une période d'une telle incertitude sur de si catastrophiques conséquences que l'esprit va devoir affronter son pire ennemi: la peur. A mon avis, le plus grand danger, avant tout cataclysme écologique, est l'effet de cette peur sur notre société. Peut-être alors que l'idée de développement durable est comme un anxiolytique qui nous amène à imaginer qu'une solution idéale existe à ce terrible problème et par la même atténuer le danger d'un emballement émotionnel dévastateur.
salutations (merci pour ce blog)