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Ressources : Patrice Loraux, du bon usage de l'impasse dans la pensée
Mes retrouvailles hivernales avec Nietzsche se précisent.
Il me semble qu'il y a un temps pour tout en philosophie, et de même que Nietzsche voulait en psychologue montrer à quel point telle ou telle philosophie reflétait tel ou tel état/pensée du corps, de même je soupçonne que les saisons, ou du moins les habitudes qu'on y prend, impliquent telle ou telle attitude de pensée et donc ici de penseurs.
On pourrait dire que l'hiver commence pour moi avec Nietzsche et plus précisément son Gai Savoir, dont on a déjà discuté ici. Soudain, je l'emmène dans ma poche de veste, le lis lors de certains trajets, ou comme un voleur pendant les pauses de mon travail. Ce soir je l'ai devant moi, afin d'en citer un passage. Il me faut laisser pénétrer cet aguicheur, lui redonner la parole, car il se trouve que comme l'effet du froid sur les serrures, cette période de l'année me bloque. Il me faut de l'eau de vie, il me faut du feu Héraclitéen, il me faut du Nietzsche.
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